20/10/2010

L’immortalité de l’âme

L’immortalité de l’âme

 

Alors que la résurrection des morts enseignée dans la Bible constitue (devrait constituer) l’une des principales bases de la foi chrétienne, on peut se demander pourquoi si peu de personnes y croient aujourd’hui ? En effet, selon un sondage effectué par l’institut CSA en collaboration avec l’hebdomadaire catholique La Vie et le quotidien Le Monde, seulement 4 % (12 % pour les pratiquants réguliers) croient à la résurrection des morts ! Une autre conception en matière de « retour à la vie » triompherait-elle au sein du christianisme contemporain ?

A ce propos, Dennis Gira nous apporte une explication : « Que dire aux chrétiens séduits par la réincarnation, souvent présentée comme scientifiquement fondée et même compatible avec la résurrection (selon certains sondages jusqu’à 43 % de catholiques croient à la réincarnation et la résurrection) ? » Comme les adeptes des religions orientales ou des philosophies empreintes d’orientalisme, de très nombreux chrétiens croient donc à la réincarnation !

Pourquoi la réincarnation est-elle acceptée aussi facilement ? En fait, cette manière de penser si largement répandue aujourd’hui dans le monde fait suite à une autre croyance, essentielle et quasi générale qui remonte à des millénaires : la croyance en l’immortalité de l’âme. Sans l’adhésion à cette idée, il est impossible de croire en la réincarnation.

Or, on sait que cette notion d’immortalité de l’âme fait partie de l’enseignement officiel de l’Eglise catholique dont le catéchisme déclare : « Chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu – elle n’est pas produite par les parents – ; l’Eglise nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt pas lors de la séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale. »

Bref, si pour beaucoup de chrétiens, les conceptions sur l’au-delà ressemblent étrangement à celles des tenants de la réincarnation, c’est essentiellement parce qu’elles reposent sur une base commune quant à la nature de l’homme : une vision dualiste qui dépeint l’homme comme un être composite formé d’un corps matériel, mortel et d’une âme immatérielle, immortelle.

Sans qu’il soit possible d’étudier ici toutes les raisons conduisant les chrétiens à accepter aussi facilement la réincarnation, on peut dire que la croyance en l’immortalité de l’âme y contribue avant tout ! Soulignons seulement que l’Eglise catholique a toujours condamné explicitement la réincarnation qui est une conception païenne en totale contradiction avec l’Ecriture et la Tradition.

Après une introduction certes un peu longue, mais ayant néanmoins le mérite de nous conduire progressivement à notre sujet, tentons à présent d’explorer les origines lointaines de cette notion d’âme survivant après la mort, idée considérée généralement comme irréfutable !

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17:24 Écrit par Esprit Solstice dans general | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

" L'homme n'est pas né libre, il est né pour se libérer "
(Guru Nanak)

Écrit par : myrina | 24/12/2010

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j'aimerais lire la suite de votre petit traité sur l'immortalité de l'âme. En attendanr de le trouver je dois faire un aveu : bien que prêtre catholique je ne suis pas d'accord avec la formulation de la foi en l'immortalité de l'âme. Mes deux références sont
l'évangile & la logique dite scolastique.

1° Logique scolastique. Elle use de la notion matière et forme, hétitage de pensée grecque. Appliquée à l'homme' ça donne corps et âme. Matière & forme n'existent qu'en se donnant existence réciproquement. Cette notion métaphy-sique est donc inadaptée à l'explication de 'l'objet' de foi chrétienne qu'est l'immor- talité

2° L'Evangile. Christ ressuscité. Ce n'était pas son âme qui était immortelle, c'était la personne née à Béthléhem et victorieuse de la mort. L'Eglise du temps de st Paul ne parle pas de notre "âme" qui ressuscitera, mais bien "nous" ressusciterons comme Christ.
Conséquence : ce n'est pas notre âme qui ressuscitera pour devenir et rester immortel- le, c'est la personne de chacun de nous. C'est "moi" qui ressuscitera, "je" qui sera immortel. Pas mon âme, mais tout moi, comme est immortel tout Jésus.
Merci de m'avoir lu.

Écrit par : nibel Antoine | 03/01/2012

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Bonjour,

Puisque vous êtes prêtre, je peux vous appeler "Padre"... Au sujet de l'immortalité de l'âme, je vous conseille un article, qui "devrait" vous intéresser ! Assurément, l'âme est immortelle... Le traité qui est exposé ici, enfin, le début du traité est le traité de Claude Bouchot (sauf erreur de ma part), un traité qui nie l'immortalité de l'âme, et, très prochainement, si cela est nécessaire, nous lui proposerons une réponse à son traité, qui, il faut le reconnaître, manque totalement d'objectivité !

Sur ce, voici le lien traitant de l'immortalité de l'âme, et espérant que nous nous en discuterons bientôt :

http://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2012/07/29/algarade-sur-limmortalite-de-lame/

Écrit par : Yesus Kristus | 29/11/2012

"tentons à présent d’explorer les origines lointaines de cette notion d’âme survivant après la mort, idée considérée généralement comme irréfutable !" dernière phrase de l'exposé : l'immortalité de l'âme.

Question. Je me l'étais posée longtemps. La voici :
Pourquoi chercher à étayer sa foi chrétienne dans la lecture de la Bible. Voici les répon-ses que j'étais amené, progressivement, à me donner.
1ère réponse, sous forme de question : la bible est-elle plus valable que les écrits des sages anciens du continent asiatique ? Réponse: Mon ignorance de leurs écrits ne permet pas de me prononcer. En revanche, la connaissance de la foi chrétienne me fait proclamer ma foi en la présence de la Parole de Dieu dans la Bible. La foi étant un choix, je me garde de porter un jugement de valeur sur le contenu des livres de sagesse asiatique ainsi que sur la croyance de leurs lecteurs.

2e réponse. Etayer sa foi signifie pour moi : lui appliquer des appuis. Des appuis non pas en quelque matière encyclopédique, scolaire ou universitaire, mais en matière de foi chrétien-ne. La foi éclaire les données de la foi, elle les coordonne dans une cohérence à tous points contrôlable et gérée par la raison. Dans cette cohérence, il revient à la matière universitai-re, scolaire, encyclopédique de revendiquer de plein doit le respect de sa réalité scientifi-quement reconnue.
3e réponse. Le fondement de la foi chrétienne n'étant pas ces réalités scientifiquement reconnues, la cohérence de celle-ci ne se règle pas sur la cohérence des données scienti-fiques. Elle ne les côtoie pas, ni ne les ignore, elle est d'une autre nature comme est d'une autre nature que les individus visibles, l'amour, de nature invisible, qui les unit.
4e réponse. Les solutions à des questions aux-quelles la science actuelle ne peut répondre, la Bible ne peut prétendre en donner aucune. Il appartient à la raison d'y chercher des solutions. La raison se contente de poursuivre son travail commencé au premier siècle de notre ère, à savoir la recherche de la cohérence et la pleine intelligibilité des données de la foi chrétienne. Ainsi, dire que l'âme survit à la mort, c'est être incohérent avec la foi chrétienne qui ne fait pas de Jésus-Christ une âme, mais affirme la personne à la fois divine et humaine, humaine de chair et d'os, mais vivant en condition divine. La Bible, miroir de notre foi chrétienne, nous rappelle qu'après la mort, nous serons comme Jésus-Christ, emporté auprès de lui, en tout notre moi, dans la condition de sa vie de Dieu. Fin.

Écrit par : nibel Antoine | 03/01/2012

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"tentons à présent d’explorer les origines lointaines de cette notion d’âme survivant après la mort, idée considérée généralement comme irréfutable !" dernière phrase de l'exposé : l'immortalité de l'âme.

Question. Je me l'étais posée longtemps. La voici :
Pourquoi chercher à étayer sa foi chrétienne dans la lecture de la Bible. Voici les réponses que j'étais amené, progressivement, à me donner.
1ère réponse, sous forme de question : la bible est-elle plus valable que les écrits des sages anciens du continent asiatique ? Réponse: Mon ignorance de leurs écrits ne permet pas de me prononcer. En revanche, la connaissance de la foi chrétienne me fait proclamer ma foi en la présence de la Parole de Dieu dans la Bible. La foi étant un choix, je me garde de porter un jugement de valeur sur le contenu des livres de sagesse asiatique ainsi que sur la croyance de leurs lecteurs.

2e réponse. Etayer sa foi signifie pour moi : lui appliquer des appuis. Des appuis non pas en quelque matière encyclopédique, scolaire ou universitaire, mais en matière de foi chrétienne. La foi éclaire les données de la foi, elle les coordonne dans une cohérence à tous points contrôlable et gérée par la raison. Dans cette cohérence, il revient à la matière universitaire, scolaire, encyclopédique de revendiquer de plein doit le respect de sa réalité scientifiquement reconnue.
3e réponse. Le fondement de la foi chrétienne n'étant pas ces réalités scientifiquement reconnues, la cohérence de celle-ci ne se règle pas sur la cohérence des données scientifiques. Elle ne les côtoie pas, ni ne les ignore, elle est d'une autre nature comme est d'une autre nature que les individus visibles, l'amour, de nature invisible, qui les unit.
4e réponse. Les solutions à des questions aux-quelles la science actuelle ne peut répondre, la Bible ne peut prétendre en donner aucune. Il appartient à la raison d'y chercher des solutions. La raison se contente de poursuivre son travail commencé au premier siècle de notre ère, à savoir la recherche de la cohérence et la pleine intelligibilité des données de la foi chrétienne. Ainsi, dire que l'âme survit à la mort, c'est être incohérent avec la foi chrétienne qui ne fait pas de Jésus-Christ une âme, mais affirme la personne à la fois divine et humaine, humaine de chair et d'os, mais vivant en condition divine. La Bible, miroir de notre foi chrétienne, nous rappelle qu'après la mort, nous serons comme Jésus-Christ, emporté auprès de lui, en tout notre moi, dans la condition de sa vie de Dieu. Fin.

Écrit par : nibel Antoine | 03/01/2012

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Si réellement jésus est ressucité avec son corps physique, ou est il en ce moment? car j'ose croire que les cieux reste selon la religion chretienne un domaine spirituelle n'ayant pas besoin ni de temps, ni de l'espace matériel pour y vivre.

Merci de me répondre.

Écrit par : Laurent | 10/10/2012

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bonjour pere antoinej essaie desesperement de vous joindre impossible de vous joindre sur votre site mauricette

Écrit par : lindasantoni | 29/01/2013

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