05/11/2010

Cantique des Cantiques

Cantique des Cantiques (8)

Le plus beau de tous les chants. Il appartient aux écrits de Salomon.

 

 

- Ah, comme j'aimerais que tu sois mon frère, nourri au sein de ma mère ! Quand je te rencontrerais dehors, je pourrais t'embrasser sans provoquer les critiques.

 

- Je te mènerais jusque chez ma mère, et tu m'apprendrais l'amour. Je te ferais goûter à mon vin parfumé et à mon jus de grenade.

 

- Sa main gauche soutient ma tête, son bras droit m'enlace la taille.

 

- Ah, filles de la capitale, je vous le demande instamment : pourquoi réveiller l'amour, pourquoi le provoquer avant qu'il y consente ?

> Les filles :

 

- Quelle est cette femme, qui arrive du désert appuyée au bras de son bien-aimé ? Je te réveille sous le pommier, là où ta mère t'a conçu, là où elle t'a mis au monde.

>> La force de l'amour :

> Elle :

 

- Place-moi contre ton cœur, comme ton cachet personnel ; garde-moi près de toi, comme la pierre gravée à ton nom que tu portes au bras. C'est que l'amour est aussi fort que la mort. Comme la mort aussi la passion vous tient. Elle est une flamme ardente, elle frappe comme la foudre.

 

- Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l'amour. Et toute l'eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu'un qui offrirait tous ses biens pour acheter l'amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris.

>> Les frères :

 

- Nous avons une sœur, mais elle est trop jeune, elle n'a pas encore les seins formés. Que ferons-nous pour elle, quand il sera question de la marier ?

 

- Si elle est un rempart, pour défendre sa vertu nous couronnerons ce rempart de créneaux d'argent. Si elle est une porte ouverte, nous bloquerons cette porte par une barre de cèdre.

> Elle :

 

- Je suis un rempart, moi ; mes seins en sont les tours. Alors, pour lui, je suis celle qui fait son bonheur.

>Lui :

 

- Salomon possède une vigne à Baal-Hamon, et l'a confiée à des gardiens. Le droit de vendange est fixé à mille pièces d'argent.

 

- Salomon, tu peux garder les mille pièces d'argent, dont deux cents pour les gardiens ; ma vigne à moi, je la garde moi-même.

 

- Ma belle, toi qui te tiens dans le jardin, il y a ici des camarades, qui essaient d'écouter ce que tu dis. Mais c'est à moi que tu dois dire : - « pars vite d'ici, mon amour, et leste comme une gazelle ou un jeune cerf, rends-toi sur les monts parfumés. »

 

 

 

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09:14 Écrit par Esprit Solstice dans general | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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